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La ventilation
des cabines à peinture |
Document technique pour ingénieurs et techniciens en aéraulique.
Le présent document a été préparé dans le but de servir de guide de la ventilation des cabines de peinture. L’objectif principal de la conception des cabines vise la protection des peintres contre les risques d’intoxication, d’incendie et d’explosion due aux peintures.
Ce document traite seulement les cabines ouvertes et fermées; les procédés de revêtement par pulvérisation (type pistolet) ; peinture des matériels de petite et moyenne dimensions (essentiellement des objets démontables, facile à déplacer) et peinture à base de solvants.
La sélection des cabines de peinture dépend de trois ensembles de paramètres :
1) Les caractéristiques physiques (le volume de la pièce, la disposition, la superficie de filtration) et mécaniques (la ventilation globale exprimée par le taux de changement d’air de la pièce et l’efficacité de ventilation présentée par la vitesse de captation, sa direction et l’homogénéité de sa répartition)
2) Les conditions environnementales (température et humidité relative de la cabine)
3) Les procédés de revêtement, le type de peinture utilisé, la séquence des couches appliquées.
Le troisième paramètre est la cause principale de pollution. D’une part, parce que la peinture elle-même est un produit plus ou moins toxique et inflammable. D’autre part, parce que le procédé de revêtement par pistolet produit un brouillard composé de gouttelettes qui n’atteignent jamais la pièce et vaporise une certaine quantité de solvants (composés organiques volatils). Ainsi, le premier paramètre sert à faire la conception des cabines de peinture permettant d’éliminer complètement des polluants lors de l’application de peinture et de protéger le travailleur de façon pratique et efficace.
Bien que les cabines de peinture permettent de piéger des particules de peinture solides, les solvants ne sont pas captés. Les mesures secondaires (exemple les filtres) permettant d’éviter des émissions dans l’environnement, reposent généralement sur des techniques onéreuses et devraient être considérés comme des mesures ultimes une fois que plus aucune mesure préventive n’est techniquement envisageable.
L'auteur est membre du groupe Beaulier inc.
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